PRG Normandie

L'avant garde Républicaine

1 mai 2015
par Mickaël BARON
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Ma Région Avril (Haute-Normandie)

Réunis toute la journée du 31 janvier, plus de cent élu(e)s et militant(e)s  Radicaux de Gauche de Normandie ont travaillé, avec des chercheurs, des universitaires et des syndicalistes sur la nouvelle région Normande qu’ils appellent de leurs vœux depuis de très nombreuses années. Au cœur des débats la fusion Normande, les atouts et les compétences de ce grand territoire et la richesse du savoir faire des femmes et des hommes présents : bien sûr la façade maritime, les ports mais aussi les énergies marines, la filière aéronautique, l’industrie agroalimentaire mais aussi l’activité touristique, l’économie sociale et solidaire et la nécessaire capitalisation sur le nom même de Normandie… Mondialement connu ! Les Radicaux de Gauche ont la volonté de voir se réaliser le rassemblement de la gauche politique et écologique, le plus large possible, pour conserver à gauche, la gestion de la nouvelle région Normandie ! Un slogan a été adopté par les Radicaux de Gauche normands : « on rassemble la Normandie, on se rassemble pour la Normandie ».

9 avril 2015
par Mickaël BARON
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Intervention lors de l’Assemblée plénière du 09/04/2015 (Basse-Normandie)

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

 

Aujourd’hui, la fusion entre la Basse et la Haute-Normandie avance.

On sent une vraie volonté de construire quelque chose en commun, d’agir avec célérité et énergie pour que notre grande Région ne perde pas du terrain face aux autres régions françaises et pour  conforter le développement solidaire et durable de nos territoires.

 

La nouvelle géographie régionale, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016, doit permettre à la nouvelle région d’être plus forte, dotée d’une taille adaptée aux enjeux économiques et de mobilité, ce qui lui permettra d’exercer à la bonne échelle des compétences stratégiques, de rivaliser avec les collectivités comparables en Europe et de réaliser des gains d’efficience. La mutualisation des moyens de fonctionnement  doit permettre, à terme, de dégager des marges pour investir.

 

La nouvelle région s’inscrit dans la continuité des relations entre les deux collectivités.

 

Même si l’action régionale a beaucoup évolué au cours de la décennie, la Région de 2015 ne ressemble plus guère à celle de 1998 ou de 2004 parce que les lois de décentralisation sont passées par là, même imparfaites, mais aussi parce que les attentes, les besoins, les comportements ont changé, parce qu’au nom du principe de proximité, l’institution régionale s’est adaptée sur l’action économique, la formation, les transports, l’aménagement du territoire, l’environnement.

On peut imaginer qu’en 2021, l’évolution sera encore plus flagrante.

 

Les réformes portées par le Gouvernement vont profondément modifier l’organisation de notre territoire pour gagner en efficience.

 

La nouvelle région a donc fait le choix d’engager un ambitieux travail de prospective pour anticiper l’avenir.

L’intérêt général, ce n’est ni l’immobilisme, ni la défense des situations acquises, ni la contestation de la perte ou du gain de telle ou telle compétence, ni la conception erronée selon laquelle le principe du jardin à la française doit dicter l’organisation du territoire. La France est diverse. Son organisation doit en tenir compte.

 

Plusieurs instances assurent le pilotage de la fusion des deux régions, tant dans ses dimensions politiques que techniques. Depuis plusieurs mois, des  chantiers importants sont lancés pour anticiper les conséquences de la  fusion et la préparer au mieux.

 

L’harmonisation des politiques publiques est un chantier complexe qui devrait s’étaler sur la durée du prochain mandat.

 

Certains chantiers sont prioritaires pour  conduire à la fusion.

 

Tout d’abord, il faut assurer  la continuité du service public au 1er janvier.

Cela veut dire faire un état des lieux des politiques publiques de nos deux régions, en distinguant les exigences de continuité à court terme et les perspectives de convergence à moyen et long terme. Et puis, il appartiendra à l’assemblée qui sera élue en décembre prochain de procéder au rapprochement ou non de toutes nos politiques publiques.

Nous avons enfin des réponses à apporter à des questions urgentes qui nous sont posées. Ainsi, les partenaires que nous finançons, tels que les organismes de formation et les missions locales, veulent savoir quels seront leurs moyens financiers au 1er janvier prochain. Cela ne va pas de soi aujourd’hui, car les modes de financement de nos deux régions ne sont pas les mêmes. La difficulté est accrue par le fait que la future région ne votera son budget qu’en avril.

 

Lourdeur des procédures administratives, lenteur, complexité… autant de qualificatifs trop souvent utilisés par les citoyens pour décrire le fonctionnement de nos institutions.

A noter également qu’il faut absolument éviter l’envolée des coûts de fonctionnement et le ralentissement de l’action publique. Nos concitoyens ne comprendraient pas le sens de cette réforme et l’effet serait désastreux sur la population qui se détournerait encore davantage des urnes.

Les citoyens attendent des collectivités territoriales comme la nôtre, qu’elles soient exemplaires en termes d’efficacité des politiques publiques et des services rendus aux usagers. 

Moderniser l’action publique ne consiste pas à faire aveuglément des coupes dans la fonction publique, et à inviter les services à faire le même travail avec moins de moyens, uniquement pour faire des économies. Ça, c’était la Révision générale des Politiques publiques, et nous avons vu ce qu’elle a donné en son temps.

Moderniser l’action publique consiste à faire progresser le service public, et en améliorant sa qualité et son efficacité, et en améliorant sa dimension démocratique. Moderniser l’action publique, c’est faire en sorte que le service public s’adapte aux citoyens et non que les citoyens s’adaptent au service public. Cela suppose d’être souple et innovant, plus simple et plus lisible et d’associer davantage les citoyens à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent et à dialoguer partout où c’est possible.

Nous souhaitons la prise en compte de cette dimension. Aussi, nous faisons une proposition, pourquoi ne pas créer par exemple, un poste de médiateur institutionnel régional ?

 

Ce sujet me permet de faire le lien avec un autre dossier très sensible à nos yeux, et qui est le devenir des agents. Des questions se posent : Régime indemnitaire, action sociale, mise en place des instances consultatives, harmonisation des temps de travail, congés, etc.. Les agents (titulaires et contractuels) en place dans les régions actuelles relèveront de la nouvelle région. Il nous semble logique d’harmoniser le régime indemnitaire vers le haut et bien sûr de conserver les avantages acquis dans leur région d’origine, et ce le plus rapidement possible.

Nous en profitons pour rappeler le grand sens du service public qui anime les agents du Conseil Régional. C’est grâce à eux aussi que la région avance, et c’est d’abord leur implication que je veux saluer. C’est avec eux que nous avançons et que la nouvelle région continuera d’avancer.

Des chantiers très administratifs, très comptables aussi s’annoncent également.

 

La nouvelle région devra gérer l’héritage budgétaire des deux anciennes régions, harmoniser les services et les aides individuelles versées aux usagers (soutien à l’apprentissage, financement des formations sanitaires et sociales, aides aux transports, équipement informatique des lycéens…). Avec un enjeu de taille : éviter la rupture d’égalité de traitement entre les territoires constituant la nouvelle région.

 

Il faut absolument que l’implantation des services régionaux s’articule avec celle des services déconcentrés de l’Etat (Agences régionales de santé, rectorats…). Pour l’instant, peu d’informations circulent.

Tout à l’heure, nous allons adopter le contrat de plan Etat/ Région. La route a été longue pour y parvenir. Il en a été de même pour le Contrat de plan interrégional Etat/ Régions Vallée de Seine.

Dans un climat institutionnel mouvant, il est primordial de pouvoir fixer dès à présent un cap, clair et lisible.

Le CPER est un outil politique majeur de la programmation et de la mise en œuvre du projet régional et les chantiers qui nous attendent sont de taille pour poursuivre l’objectif d’un développement aussi  harmonieux et juste que possible. Les acteurs publics vont se retrouver  autour de projets d’investissement partagés pour l’avenir et le développement de nos territoires.

Depuis plusieurs années, la majorité régionale a conduit une politique ambitieuse à travers des prismes, qui seront également  présents dans ces nouveaux contrats. Notre groupe est notamment très attaché à ce que l’emploi pérenne et durable soit une priorité, mais aussi l’équité des territoires et la justice sociale.

 

Ce CPER est cohérent avec les programmes européens gérés par la Région, il s’inscrit dans les stratégies du Conseil régional, donnant ainsi tout son sens à l’action menée. Et il est complété par nos propres contrats et dispositifs.

 

Toujours dans nos politiques régionales, vous soumettrez au vote, Monsieur le Président, un rapport concernant l’intervention de la Région dans le cadre de la politique de la Ville.

Il y a près de 40 ans que les responsables politiques se succèdent et avec eux les plans et cartes des « politiques de la ville ». La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a aujourd’hui le courage de redéfinir des objectifs clairs et des zones prioritaires.

Il faut maintenant nous saisir de cette question et l’adapter à notre échelle.

Analyser les politiques menées doit nous permettre de nous interroger sur leur pertinence, sur la façon dont nous sommes aujourd’hui en mesure de mobiliser nos dispositifs de droit commun pour perfectionner notre intervention.

L’échelon régional est pertinent pour mener des actions réfléchies et coordonnées, pour renforcer la péréquation entre collectivités et favoriser l’égalité des territoires.

Les récents évènements tragiques ont relancé tous les débats autour des questions du vivre ensemble, de l’intégration des quartiers délaissés. La sécurité n’est pas le sécuritaire. La sécurité, c’est d’abord l’insertion économique et sociale. C’est le dialogue social.

Au-delà de l’investissement financier pour reconstruire et réhabiliter les quartiers, il faut que notre région soit en mesure d’insuffler une dynamique nouvelle de vivre ensemble. Cette dynamique doit se construire autour des valeurs démocratiques avec les habitants, premiers concernés, mais aussi les acteurs associatifs, relais essentiels entre les politiques perçus comme décisionnaires, et les populations.

Notre groupe attendait depuis longtemps l’adoption d’un nouveau rapport en politique de la ville, c’est maintenant fait.

 

Innovation, Emploi, Solidarité, Anticipation, voilà les 4 points cardinaux de la boussole que nous voulons pour notre région.

 

On le voit à travers les rapports qui nous sont proposés aujourd’hui, le Conseil Régional agit au quotidien. Pour le bien-être de toutes celles et tous ceux qui vivent dans nos  territoires, qui font la vie de nos villes, de nos villages, de nos campagnes.

Le travail s’ajuste, s’améliore chaque jour.

En agissant ainsi, en mettant  en place des politiques innovantes et efficaces, nous construisons l’avenir.

 

Sachons profiter de cette dernière année de mandat afin de créer les conditions pour remplir pleinement le rôle qui incombera demain à la nouvelle assemblée régionale.

 

Je vous remercie.

Muriel Jozeau-Marigné.

11 mars 2015
par Mickaël BARON
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Ma Région Mars (Haute-Normandie)

Nous avons tous été profondément bouleversés et révulsés par le lâche assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et les prises d’otages le lendemain dans une épicerie casher. Face à la barbarie, à l’antisémitisme, le peuple français s’est rassemblé pour faire front, afin de vaincre la terreur que des intégristes religieux tentent de propager. Contre l’horreur, la République est notre arme la plus efficace. L’adhésion aux valeurs qu’elle incarne, notamment la liberté d’expression et la laïcité, transcende les clivages politiques, sociaux et religieux. Il est impératif de refuser le moindre amalgame, la lutte ne doit pas être menée contre telle ou telle idéologie mais contre l’extrémisme sous toutes ses formes. Ne laissons pas le poison de la violence et de la haine nous diviser et nous effrayer : la République est forte quand elle est unie et intransigeante sur les valeurs qu’elle porte ! En NORMANDIE aussi !

26 février 2015
par Mickaël BARON
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Intervention lors de l’Assemblée plénière du 26/02/2015 (Basse-Normandie)

Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Il y a des dates qui marquent en profondeur la vie d’un pays.

Les attentats meurtriers perpétrés les 7, 8 et 9 janvier derniers au siège de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, à Montrouge et Porte de Vincennes ont porté atteinte aux valeurs qui fondent notre République.

Les victimes ont été choisies parce qu’elles étaient des symboles. Symbole de la liberté d’expression, symbole de la diversité, parce qu’elles n’avaient pas la même religion. Et symbole de l’État. Ces policiers incarnaient l’autorité républicaine.

L’émotion et la réaction de ces foules, rassemblées spontanément pour défendre la liberté et la démocratie, dans toutes les villes de France, mais aussi à travers le monde, montrent que les terroristes échoueront. Cet immense élan populaire témoigne la volonté de s’unir quand l’essentiel est en jeu.

Ils échoueront car nous continuerons à défendre nos valeurs républicaines, à refuser le racisme, les amalgames, les stigmatisations et  les communautarismes.

Ils échoueront car la France restera juste et généreuse, sûre de ses valeurs de Liberté, de Justice, de Fraternité et de Laïcité et de son rôle unique dans le monde.

La France n’a qu’une communauté, qu’un peuple. L’acte de tuer n’appartient à aucune religion, à aucune philosophie. La République ne connaît que des citoyens ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs.

La Laïcité est la colonne vertébrale de notre République, un principe intangible, ni négociable, ni ajustable.

En 2012, François Hollande promettait d’inscrire ce principe dans la Constitution. Peut-être est-il temps de tenir cette promesse. La Laïcité, c’est ce qui nous permet de vivre tous ensemble, c’est le droit d’être différents, de penser différemment, de forger ses propres jugements. Jean Rostand écrivait qu’« être laïque, c’est former les esprits sans les conformer, les enrichir sans les endoctriner, les armer sans les enrôler ».

Vous le savez, les Radicaux de Gauche ont toujours promu la Laïcité. Et nous espérons que notre Région se dotera très bientôt d’un Observatoire Normand de la Laïcité, comme cela se fait déjà dans d’autres régions.

L’Observatoire de la Laïcité aurait notamment vocation à proposer des pistes de réflexion pour des problèmes que la mise en œuvre du principe de laïcité nécessiterait, mais aussi à organiser et soutenir des réunions ouvertes au public, et alimenter à ces occasions, la réflexion autour du thème de la laïcité. Elle doit être vivante et expliquée. Ce dispositif, nous le pensons, est pertinent, et les évènements récents l’ont encore rappelé.

La laïcité est notre force, notre richesse, elle ne peut pas être un étendard qui sert à discriminer certaines religions parce que les conséquences de cette forme d’exclusion sont terribles.


L’école notamment, doit rester un sanctuaire hors des passions humaines. C’est tout le sens de la circulaire de décembre 1936 de Jean Zay, alors Ministre radical-socialiste : « les écoles doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas ».


Si nous avons été plusieurs millions à descendre dans la rue le 11 janvier dernier, pour dire non à la barbarie et refuser d’avoir peur, beaucoup sont restés chez eux, ne se sentant en rien « Charlie ». Pourquoi et comment nous en sommes arrivés là ?


Il est de notre devoir, nous, élus de la République, de créer les conditions du vivre ensemble, basé sur des valeurs communes, où chacun peut s’émanciper et prendre en main son destin. Pour se faire, nous devons permettre à chacun de se sentir citoyen français, avec ce que ça implique de droits et de devoirs.

Laïcité, solidarité, humanisme, tolérance et universalisme, telles sont les valeurs que les Radicaux de Gauche ont toujours défendues, et que nous continuerons de porter pour que naisse de la force de notre diversité, une unité nationale.


Jamais les appels à renforcer l’enseignement à la Culture de paix n’ont été aussi forts. Nous devons y répondre car, face à la violence, nous devons faire le choix de l’ouverture démocratique.


Plus que jamais la culture de Paix, les Droits de l’Homme, les principes de tolérance, de laïcité, de libre détermination des peuples, doivent être réaffirmés. Le monde connaît beaucoup de guerres. Certaines lointaines. D’autres qui frappent à nos portes.


Nous avons constaté douloureusement début janvier que c’était bien le cas. Cette culture de paix irrigue d’ores et déjà un grand nombre de nos politiques publiques régionales. Celles qui font de notre Région, une Région solidaire, une Région qui protège, une Région qui éduque, forme nos concitoyens. C’est le propre de l’action publique.

 

La Déclaration des Droits de l’Homme, où la Laïcité prend sa source, reste notre meilleur rempart contre l’obscurantisme.

La Basse-Normandie prend largement sa part et sa place dans ce combat pour les Droits de l’Homme et la Paix.

De par son Histoire, avec un grand H, la Normandie est plus que légitime à porter ce message.

Nos plages du Débarquement représentent des lieux emblématiques du tourisme de mémoire et portent des valeurs universelles de Paix, de Liberté et de Réconciliation.

Nous avons un devoir de mémoire contre l’oubli.

La mémoire est garante de l’identité humaine, à travers le temps et les générations.

 

Nous sommes impatients que nos plages du Débarquement en Normandie soient inscrites au patrimoine de l’UNESCO.

 

Les cérémonies commémorant le 70e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie nous ont montrés, s’il le fallait, que ces espaces de mémoire renforçaient  notre ouverture et notre image à l’international.

Le Mémorial de Caen est un véritable plaidoyer pour la Paix. Son approche rationnelle, analytique et instructive est essentielle pour que les peuples puissent progresser.

De nombreux événements ponctuent la vie du Mémorial, comme la rencontre internationale des dessinateurs, ou bien encore le concours international de plaidoiries pour les Droits de l’Homme.

Et puis, je dois citer bien sûr l’Institut international des Droits de l’Homme et de la Paix,  présidé par Alain Tourret.

La Normandie y est très impliquée, puisque les deux régions Basse et Haute Normandie en sont adhérentes. Depuis 2008, la Région Basse-Normandie, la Ville de Caen, l’Université de Caen Basse-Normandie, le Barreau de Caen et  le Mémorial pour la Paix, à travers l’Institut, promeuvent  les Droits de l’Homme et de la Paix à partir de Caen et du territoire normand.

Faire rayonner notre région et aider ses acteurs à affronter les défis de demain, aider chaque Bas-Normand à se projeter dans le monde et à rendre celui-ci meilleur, voilà une belle ambition. Notre positionnement géographique, de fait, doit nous tourner vers les autres.

Dans un monde interdépendant, l’avenir des territoires se joue dans l’ouverture à l’international. Il s’agit d’un enjeu majeur de responsabilité sociétale. Nous sommes bien évidemment en lien direct avec l’Union européenne qui a reconnu les Régions comme des acteurs incontournables.

S’ouvrir au monde, créer et animer des partenariats durables, favoriser le développement des valeurs de citoyenneté européenne et de solidarité internationale, participent à la diffusion des valeurs humanistes dans le monde. Ce sont autant d’occasions pour la Région de s’affirmer sur la scène internationale. C‘est aussi contribuer à renforcer la présence des acteurs socio-économiques bas-normands à l’étranger. Et c’est aussi accueillir des entreprises étrangères.

La coopération internationale en Basse-Normandie, ce sont :

  • des accords de coopération décentralisée qui recouvrent des domaines d’actions aussi variés que le développement économique, l’environnement, la culture, la santé, la formation et l’éducation.

C’est aussi un soutien à des projets de solidarité internationale, à des projets liés à des  jumelages avec des villes européennes, sans oublier une mise en réseau des acteurs régionaux.

Puisque notre politique régionale se décline aussi à l’international, nous contribuons donc à rendre le monde plus juste.

Pour conclure mon propos,  je reprendrai une citation de Jaurès : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches, la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ». Et c’est ce qui nous porte.


Et puis, Monsieur le Président, je ne peux terminer mon intervention sans évoquer la disparition de Michel Thoury qui était un ami.

On est entre nous, je vais vous faire une confidence.

Il y a une quinzaine d’années, je souhaitais m’engager en politique. A l’époque, beaucoup me disait que la politique, avec le nom de famille que je portais, ce n’était surtout pas pour moi. D’autres, parfois les mêmes, me disaient, qu’étant une femme, je devais plutôt m’investir dans l’associatif.

Puis j’ai rencontré Michel ThJoury, qui, lui, beaucoup plus ouvert, m’a tenu un discours tout autre.

– Tu es une femme, et alors ? Montre-leur que tu vaux autant qu’eux.

– Tu as un nom de famille lourd et difficile à porter, c’est vrai, et alors ? Fais-toi un prénom. Je sais que tu en es capable.

J’ai suivi ses conseils.

Si je suis là aujourd’hui, c’est  en partie, à lui que je le dois. Merci Michel.

Michel était un humaniste, passionné,  libre, moderne, généreux et loyal. Il aimait tellement la vie.

J’ai eu la chance depuis 2010, dans le cadre de ma délégation Littoral et Politique de l’Eau, de travailler avec lui très régulièrement. Il était un défenseur infatigable de la cause de l’Eau et de son, atteinte du bon état écologique pour répondre au mieux à la Directive Cadre sur l’EAU.

Je devais le retrouver en réunions mardi et mercredi, mais il n’était pas là.

Il va beaucoup nous manquer.

 

Merci de votre attention.

Muriel Jozeau-Marigné.

Seul le prononcé fait foi.

10 février 2015
par Mickaël BARON
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Ma Région Févier (Haute-Normandie)

Adoptée le 25 novembre grâce à la majorité PS/PRG, la loi portant création de la Région Normandie devient, enfin, un sujet de débat, de réflexions et au 1er janvier 2016, une réalité. Nous, Radicaux de Gauche, qui avons longtemps porté, seuls à gauche, ce projet, nous nous réjouissons de ce vote historique et déplorons l’attitude négative de la droite. Ce faisant, nous aurions souhaité que la loi s’accompagne, dès maintenant, d’une réforme fiscale, rétablissant le pouvoir décisionnel de la collectivité sur ses recettes pour élaborer un budget normand prenant en compte le périmètre définitif des politiques publiques régionales. La réforme territoriale doit clarifier les compétences et donner à notre collectivité les moyens de son autonomie fiscale. La Région chef de file de l’économie et de l’aménagement du territoire, doit disposer des leviers pour ses politiques : c’est à ce prix que nous réussirons la NORMANDIE… « Ni bas, ni haut, naturellement normands ! ».

8 février 2015
par Mickaël BARON
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Reflets Février (Basse-Normandie)

Laïcité, j’écris ton nom 

Il y a des dates qui marquent en profondeur la vie d’un pays.

 

Les attentats meurtriers perpétrés les 7, 8 et 9 janvier derniers au siège de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, à Montrouge et Porte de Vincennes ont porté atteinte aux valeurs qui fondent notre République.

 

Les victimes ont été choisies parce qu’elles étaient des symboles. Symbole de la liberté d’expression, symbole de la diversité parce qu’elles n’avaient pas la même religion. Et symbole de l’État. Ces policiers incarnaient l’autorité républicaine.

L’émotion et la réaction de ces foules rassemblées spontanément pour défendre la liberté et la démocratie dans toutes les villes de France, mais aussi à travers le monde, montrent que les terroristes échoueront. Cet immense élan populaire témoigne la volonté de s’unir quand l’essentiel est en jeu.

Ils échoueront car nous continuerons à défendre nos valeurs républicaines, à refuser le racisme, les amalgames, les stigmatisations et  les communautarismes.

Ils échoueront car la France restera juste et généreuse, sûre de ses valeurs de Liberté, de Justice, de Fraternité et de Laïcité et de son rôle unique dans le monde.

 

La France n’a qu’une communauté, qu’un peuple. L’acte de tuer n’appartient à aucune religion, à aucune philosophie. La République ne connaît que des citoyens ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs.

 

La Laïcité est la colonne vertébrale de notre République, un principe intangible, ni négociable ni ajustable. Elle permet à tous de vivre ensemble, par-delà les différences.

La Déclaration des Droits de l’Homme, où la Laïcité prend sa source, reste notre meilleur rempart contre l’obscurantisme.

 

La Normandie prend sa place dans ce combat. Les deux régions sont adhérentes de  l’Institut international des Droits de l’Homme et de la  Paix, présidé par le député PRG Alain Tourret.

 

Les Radicaux de Gauche ont toujours promu la Laïcité. Et nous espérons que notre Région se dotera très bientôt d’un Observatoire Normand de la Laïcité, comme cela se fait déjà dans d’autres régions.

 

 

Pour le Parti Radical de Gauche,

Muriel JOZEAU-MARIGNE,

Annie ANNE,

Josiane TOMASETTO.

2 février 2015
par Mickaël BARON
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NORMANDIE en AVANT !

Ce samedi 31 janvier, les adhérents du Parti Radical de Gauche (centre gauche) se sont réunis pour réfléchir à la plus-value radicale qu’ils souhaitent apporter à la construction de la Région Normandie.

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Une centaine de militants et d’élu-es issu-es des cinq départements Normands, ont travaillé une journée entière sur les enjeux de la NORMANDIE UNIFIEE et la formulation de propositions regroupées sous l’appellation de « Plus-value Radicale ».

Pour enrichir leur réflexion, les militants ont eu l’occasion d’échanger pendant la journée avec des chercheurs, des entrepreneurs, des militants associatifs et des élus… Ce travail se poursuivra le mois prochain.

Pour les Radicaux de Gauche, les enjeux essentiels de la Normandie s’organisent autour de l’emploi et l’économie sociale et solidaire, de l’équilibre du territoire, des principes de laïcité et de démocratie participative, valeurs chères au radicalisme.

Aujourd’hui, le groupe de pilotage regroupant les élu-es Régionaux et les Délégués Régionaux est en capacité de présenter des orientations politiques fortes, éléments d’un futur programme de la Gauche Rassemblée en vue du scrutin de Décembre 2015.

Six propositions phares pour un projet

Bien évidemment d’autres propositions ont été avancées et seront discutées avec les partenaires.

  • Renforcer le rôle des maisons médicales dans les fonctions de prévention et les missions sociales pour renfoncer les liens sociaux dans les zone rurales.
  • Utiliser les technologies de l’information et des communications (TIC) pour assurer la diffusion des formations, des universités populaires, de l’enseignement supérieurs, des événements culturels dans les villes de taille moyenne et les zones rurales
  • Créer un observatoire normand de la laïcité
  • Renforcer les comité d’éducation à la citoyenneté sur le volet laïcité dans les lycées
  • Renforcer le rôle de chef de fil de la région dans les transports (routiers et ferroviaires- cadencement, maillage), la gestion des ports régionaux et départementaux.
  • La région doit renforcer le rôle des économies bleues (économie de la mer et de l’eau), économie verte (développement durable, recyclage, éco-matériaux…), les économies circulaires, sociales et solidaires au service des personnes dans le but de développer l’emploi.

Renforcer le rôle des maisons médicales dans les fonctions de prévention et les missions sociales pour renfoncer les liens sociaux dans les zone rurales.

Aujourd’hui, le groupe de pilotage regroupant les élu-es Régionaux et les Délégués Régionaux est en capacité de présenter des orientations politiques fortes, éléments d’un futur programme de la Gauche Rassemblée en vue du scrutin de Décembre 2015.

Six propositions phares pour un projet

Bien évidemment d’autres propositions ont été avancées et seront discutées avec les partenaires

Un rassemblement large pour gagner et gouverner

Après avoir longuement œuvrés, souvent seuls à gauche, pour l’unification de la Normandie, les Radicaux de Gauche, membre de la majorité gouvernementale et des majorités régionales, ont toute la légitimité à proposer et à participer, pleinement, à la gestion et à la vie de la nouvelle région.

Aussi, pour avancer résolument en se donnant toutes les chances du succès, les Radicaux Normands appellent au rassemblement de toutes les forces de Gauche et à ouvrir, sans tarder, des négociations avec l’ensemble des partenaires de la majorité actuelle afin de construire un projet commun et une équipe commune.

Ensemble, soyons à la hauteur des enjeux de notre nouvelle région : la Normandie unifiée nous appelle à unir nos forces, toutes nos forces ! Normandie en Avant !

L’ensemble des militants et des élus PRG de Normandie

30 janvier 2015
par Mickaël BARON
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Une Normandie de projets

Le Parti Radical de Gauche (centre gauche) soutient Laurent Beauvais, Comme lui, nous pensons que la future Normandie doit être une Normandie de projets avec des engagements forts : les énergies renouvelables, la ligne SNCF Paris-Normandie, la recherche…

Une réunification en marche

Les élus de la majorité régionale dont fait partie le PRG travaillent déjà sur un certain nombre de dossiers administratifs (groupements de commandes, financement de projets communs)  pour permettre à la Région de fonctionner dès le premier janvier 2016 et une démarche de concertation politique débute avec des rencontres entre élus haut et bas-normands.

Une région équilibrée entre les agglomérations

Le PRG indépendamment du choix de la capitale qui n’a pas encore été débattu entre les militants. Le PRG souhaite maintenir une visibilité importante pour Caen, c’est un élément essentiel pour son marketing territorial. Le rayonnement international de Caen est un atout  précieux pour sa politique touristique, culturelle, scientifique, agricole et maritime. De même, il semble important de permettre au Havre de conforter son rôle de porte maritime et d’espace d’échange multimodale (bateaux-trains-camions) afin de permettre à Haropa de rester le premier port Européen. Ces choix ne remettent pas en cause le rôle de Rouen comme pôle industriel important et comme la principale métropole Normande.

Une région équilibrée entre agglomérations et zones rurales

Enfin dans un souci d’équilibre de l’ensemble des territoires, tout ne peut pas être concentré uniquement sur les agglomérations. Il est nécessaire de continuer à s’appuyer sur le réseau des villes moyennes et leurs filaires d’excellences (EMR, filière équine, filière aquacoles….) et les zones rurales. Il est donc nécessaire de développer une nouvelle forme de collaboration entre les agglomérations et les territoires qui les entourent. C’est tout le travail que mène le PRG. Le maintien des services de proximité (formation, santé, antenne du conseil régional…)  au plus près des habitants nécessite une décentralisation de l’administration des services de la région et de l’Etat.

Sur tous ces thèmes, les radicaux de gauche se réunissent  samedi 31 janvier. Au programme de cette journée, l’intervention de Pascal BULEON, Géographe Directeur de recherches au CNRS sur le thème « la Normandie, une réalité à faire vivre ». Cette intervention sera suivie de tables rondes sur des sujets chers aux radicaux : Quel aménagement du territoire? Quelles orientations les radicaux veulent-ils porter pour la future Normandie ? La citoyenneté, la démocratie participative et la laïcité, quelle mise en œuvre dans un projet Normand ? Quelles propositions radicales pour le développement économique, l’emploi et l’innovation ?

Les groupes PRG aux Conseil Régional de Basse-Normandie  et de Haute-Normandie

26 janvier 2015
par Mickaël BARON
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Annie Anne a introduit la journée « Do the Right (s) thing ! »

Jeudi 22 janvier, Annie Anne, Vice-Présidente aux relations internationales et aux droits de l’Homme, a participé à la journée « Do the Right (s) thing » cette journée était impulsée par l’Europe, mise en place par l’Institut International des Droit de l’Homme et de la Paix et le rectorat et soutenue par la région.

Cette journée de promotion de la citoyenneté et de la jeunesse, s’inscrit dans la droite ligne des valeurs d’éducation et d’humanisme que porte le PRG. De plus le contexte actuel nous rappelle la nécessité de soutenir des actions rapprochant les cultures. Nous ne pouvons que nous satisfaire de la réalisation de cette action soutenue par les Services d’Annie Anne.

Cette conférence a rassemblé 200 élèves Bas-normands. Ce projet européen organisé en partenariat avec la région de la Toscane en Italie et la région de l’Istrie en Croatie et la région Basse-Normandie a permis la promotion des droits de l’homme.

Durant cette journée, sous la forme d’une simulation d’une conférence internationale, les lycées ont proposé un certain nombre de résolutions concernant le changement climatique, la sécurité alimentaire, les modes de consommation. Le but était de permettre à ces élèves de s’inscrire dans une dynamique du changement.